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Jusqu’à
l’âge de 8 ans, j’ai vécu en région parisienne et je n’avais pas entendu
parler de Dieu, mes parents se disaient catholiques mais n’étaient pas
pratiquants. J’ai quand même été baptisée vers l’âge de 2 ans, selon la
tradition.
Puis nous avons déménagé en Bretagne, où j’ai été
scolarisée dans une école dirigée par des religieuses. Moi qui me sentais
si seule et déjà assez mal, j’étais heureuse d’entendre parler de Dieu,
mais je me suis rendue compte, au fil des années qu’on ne me proposait
qu’une religion et rien qui pouvait me combler.
Alors je me suis sentie terriblement déçue, comme
exclue d’un bonheur auquel pourtant j’aspirais profondément. J’enviais les
gens qui avaient la foi, j’avais l’impression que je n’y avais pas accès
et le ressentais comme une injustice.
Pourtant, je sentais en moi depuis mon plus jeune
âge, un profond désir de paix, d’amour, de belles choses, mais pour les
obtenir j’étais capable de toutes les compromissions, j’étais dans
l’erreur mais je ne le comprenais pas encore.
Alors, vers l’adolescence, j’ai commencé à proclamer
que j’étais athée et j’ai passé des années à tenter de comprendre, surtout
en lisant des ouvrages sur la psychologie, pourquoi je ne me sentais
jamais comblée, je me demandais ce qui « clochait » en moi. En fait
j’avais un gros vide dans mon cœur que seul Dieu pouvait combler, mais je
ne le soupçonnais pas.
Entre-temps, je m’étais marié, j’avais eu deux
enfants, une maison neuve, un travail, mais j’ai finalement divorcé pour
ensuite vivre les années les plus sombres de ma vie auprès d’un homme
violent, avec qui j’ai eu toutefois un troisième enfant.
Durant ces années, ça a été la dégringolade, je me
suis retrouvée liée à l’alcool, au tabac, aux anxiolytiques, à toutes
sortes de dépravations, j’étais clairement sous l’emprise du malin,
incarné par cet homme méchant à mes côtés qui m’influençait au plus haut
point. J’avais si mal, j’étais tellement loin de la vie que je souhaitais
mener, mais je me sentais prisonnière, je ne savais pas comment sortir de
cette impasse.
Dans les pires moments où je pensais au suicide,
seule la pensée de ne pas laisser mes enfants me raccrochait à la vie,
j’avais aussi une conviction de plus en plus forte que ce tunnel prendrait
fin bientôt et que les choses pouvaient et devaient se passer autrement.
Dieu avait placé sur ma route quelques années plus
tôt, un ami qui me parlait parfois du Seigneur, mais j’étais trop
préoccupée par mes problèmes pour entendre quoi que ce soit. Cette amitié
s’est renforcée au point que je considérai bientôt cet homme comme mon
meilleur ami, d’autant plus qu’il ne m’a jamais laissée tomber, même
durant les années les plus difficiles.
Puis je me suis enfin définitivement séparée de
l’homme violent qui m’empoisonnait la vie et j’ai été délivré des liens du
tabac, de l’alcool et des anxiolytiques.
Ce n’est que quelques mois plus tard, alors que je
commençais à me reconstruire après ces années douloureuses, que mon
meilleur ami a pu m’annoncer la bonne nouvelle.
Alors même qu’il revenait à Dieu après de longues
années d’éloignement, il a pu m’expliquer que je pouvais faire une
démarche personnelle et reconnaître Jésus dans ma vie, en acceptant de
croire à l’efficacité de son sacrifice à la Croix pour me sauver du péché.
Moi qui croyais avoir atteint le paroxysme de la
souffrance, j’ai compris que mon Sauveur avait souffert tellement plus
encore et, un soir, sans qu’on me l’explique, le Saint-Esprit m’a permis
de comprendre que je devais me repentir et c’est ainsi que j’ai pu naître
de nouveau.
Moi qui vivait dans l’inquiétude permanente, j’ai pu
recevoir la paix du Seigneur, quelle grâce !
Aujourd’hui, mon meilleur ami est devenu mon mari,
nous aimons tous deux le Seigneur d’un amour grandissant, sa Parole est
notre Trésor, elle nous aide à progresser dans tous les domaines et quels
que soient les combats.
Il y a aussi nos enfants, pour lesquels nous prions
chaque jour notre Père Céleste de nous inspirer pour être de bons parents.
Je remercie chaque jour mon bien-aimé Sauveur de
tout ce qu’il a déjà fait pour moi, car il m’a délivré de tant de choses
qui me tenaient captive, surtout mentalement, il y avait tant à faire et
je suis heureuse de le laisser agir dans ma vie, qu’il transforme et
embellit un peu plus chaque jour, au fur et à mesure que mon être
intérieur s’enrichit en lui.
Oh bien sûr, le jour où l’on s’engage véritablement
pour Jésus, il faut tenir bon car les combats ne manquent pas et notre
vieille nature cherche toujours à reprendre le dessus. Mais on n’atteint
jamais la sainteté de Christ, on ne peut qu’espérer s’en approcher, c’est
pourquoi il y a forcément des faux-pas, des doutes.
Ce qui compte, c’est d’être sincère et d’apprécier
lorsque l’on remporte des victoires, tout ce que Jésus a voulu nous faire
comprendre pour progresser avec lui sur le chemin qu’il a déjà tracé
d’avance.
Gloire à Dieu pour sa grandeur et son amour.
Jacqueline |