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Je m'appelle
Marie-Josiane, je suis originaire de la Martinique où j'ai habité avec mon
mari breton et ma fille, jusqu'en 2001. Bien qu'ayant vécu sur une île,
tout n'a pas été toujours paradisiaque dans ma vie.
Alors que tout
allait pour le mieux, un événement tragique est venu bouleverser ma vie.
Mon mari est déclaré insuffisant rénal en 1989, les filtres de ses reins
étant irrémédiablement bouchés, ce qui laisse prévoir l'hémodialyse, dans
l'attente d'une greffe. Le problème était que mon mari refusait de
dépendre d'une machine et préférait plutôt le suicide. D'ailleurs un jour,
alors que j'étais à ses côtés, il a commencé à énumérer toutes les
manières de mettre fin à ses jours, et prévoyait déjà la distribution de
ses outils de travail à ses collègues d'atelier. Je m'efforçais vainement
de le raisonner, lui disant qu'il irait en enfer s'il se suicidait. En
effet j'avais été élevée dans la religion traditionnelle et possédait
quelques bases bibliques. Mais lui ne croyait ni en l'enfer, ni en Dieu
qu'il pensait n'être qu'une force, et à qui il était ridicule de parler.
Plongée dans un
profond désespoir, je me suis un jour jetée à genoux aux pieds de mon lit,
suppliant Dieu de guérir mon mari, et que même s'il n'était pas question
pour moi de me convertir, je lui promettais en échange de prendre des
cours de bible par correspondance. En fait, depuis l'âge de 23 ans, des
personnes avaient déjà eu l'occasion de me parler de Jésus, mort et
ressuscité pour mes pêchés, et sans qui je ne pouvais être sauvée. Mais
finalement, par crainte du qu'en dira-t-on, j'ai continué à vivre ma vie
sans me soucier de Jésus, à la seule différence que je ne priais plus les
idoles lorsque je me rendais à l'église.
Quelques jours
après avoir fait cette supplication à Dieu concernant mon mari, une dame
m'a tendu un traité alors que je me trouvais dans les rues de la capitale.
J'ai saisi l'occasion pour lui demander si elle connaissait un moyen de
prendre des cours de bible par correspondance. Cette dame a donc pris mes
coordonnées et m'a promis qu'elle se chargerait elle-même de mon
inscription à des cours bibliques. Effectivement peu après cette rencontre
inattendue, j'ai commencé à recevoir les premières leçons auxquelles je me
consacrais de tout cour. Dans la même période, je recevais chez moi la
visite d'une personne que je ne connaissais pas et qui disait être la mère
d'un camarade de classe de ma fille âgée alors de 7 ans. Elle s'excusait
de venir me voir ainsi, mais elle a agi sous l'insistance de Yannick son
fils. « Et comme c'est un enfant », m'a-t-elle dit, « je ne sais pas ce
que Dieu met dans sa bouche, alors je viens vous voir ». A cette manière
de parler, j'ai tout de suite senti qu'elle était de confession
évangélique. Je lui ai posé la question, et elle m'a répondu que oui.
C'est alors que je lui ai montré mes devoirs. Mais ce qui est plus
surprenant c'est que ma fille elle aussi n'arrêtait pas de me dire d'aller
voir la maman de ce camarade, et plus encore, nos maris avaient déjà
sympathisé sans que je le sache, parce que Michel son époux était
infirmier, tout comme elle, et c'est lui qui le soignait à l'hôpital. Elle
m'a proposé de repasser me voir un autre jour avec une amie, pour prier.
J'ai donc accepté.
Le jour où
elles sont venues, j'ai constaté avec un peu de déception qu'elles
priaient plus pour mon salut, que pour la guérison de mon mari, or c'est
ce qui m'intéressait avant tout. Je leur ai fait savoir que je n'étais pas
prête pour donner ma vie à Jésus car je sentais qu'il y avait beaucoup de
choses qui m'arrêtaient. Le dimanche d'après je suis allée en réunion avec
elles pour la seconde fois. Et c'est ce jour là que le Seigneur m'a
interpellé au plus profond de moi, par une prophétie donnée par un de ses
serviteurs. Cette prophétie disait : « Il y a ici une dame qui est dans
la détresse et dans son pêché. Le Seigneur l'appelle, aujourd'hui c'est
son jour. Ce n'est pas du cinéma cette dame est là » je me suis sentie
concernée et me suis levée. J'ai été invitée à m'approcher, à répéter ce
qu'on appelle une prière de repentance. On a prié pour moi ensuite. Je
venais de donner ma vie à Jésus.
En arrivant à
la maison j'ai annoncé à l'un de mes frères déjà chrétien, que je venais
de me convertir, il m'a alors répondu qu'il le savait parce qu'il en avait
été averti par une vision. Je ne savais pas que Dieu pouvait parler ainsi
aux hommes. Dès ce jour les choses ont radicalement changé. Mon mari a
arrêté de parler de suicide, et a accepté l'idée de se faire dialyser. Par
la grâce de Dieu, il a été greffé 2 ans après et son greffon a fonctionné
2 heures après l'opération !
De mon côté je découvrais une nouvelle
vie et voyais la différence entre vivre avec Dieu et vivre sans Dieu.
Je n'arrêtais pas de répéter que j'avais connu Dieu trop tard. J'ai
aussi réalisé en lisant la bible que ce n'était pas mes bonnes ouvres ni
mon bon comportement qui allaient me faire aller au ciel, comme je l'avais
toujours cru, mais que c'était par la reconnaissance personnelle du
sacrifice de Jésus-Christ à la croix pour moi. Il suffisait juste de
demander pardon à Dieu pour tous mes pêchés au nom de son fils Jésus, et
m'engager à vivre selon sa parole, c'est-à-dire la bible.
Jésus est
maintenant ma raison de vivre. Je l’aime et le remercie de tout mon cœur !
Marie-Josiane
TALABARDON
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