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Je suis née en
1924 ; en 1925, mon père fut interné dans un asile psychiatrique, ou il
resta jusqu’à la fin de sa vie. Ma mère fut donc obliger donc travailler pour m’élever.
A l’age de 7 ans, je fus envoyée en pension chez les sœurs de
Saint-Vincent-de-Paul ; ce fut une période très difficile qui me marqua à
vie. J’en partis à 12 ans, après avoir fait ma communion. Je continuais
ensuite ma scolarité jusqu’à ce que je puisse travailler. Vint la période
difficile de la guerre ; J’avais 20 ans en 1940. A cette époque, les
jeunes avaient l’envie folle de s’amuser et de se fréquenter. Je
rencontrai alors un jeune homme avec qui je me mariai à 22 ans. Un an plus
tard naissait une petite fille. L’enfer commença : mon mari se mit très
vite à déserter le foyer familial. Nos disputes dégénéraient en coups. Il
me battait et me traitait de tous les noms, ce qui nous amena jusqu’au
divorce. Elevée dans le catholicisme, j’avais entretenu ma foi : je vivais
donc ce divorce d’une façon terrible… Complexée, je cherchais le pardon
auprès des prêtres, et bien sur je ne l’obtenais pas. Je me remariais à 30
ans. Ma vie fut alors nettement plus heureuse ; pourtant je « traînais »
toujours ce poids, cette culpabilité : je n’avais pas le droit de me
remarier… Un jour, ma fille (qui s’était convertie) m’a emmené à un
culte ; sur ces conseils, je m’entretins avec un pasteur. Puis, jour après
jour, je suivis le chemin du Maître. Je pris mon baptême en 1993. Depuis,
je vis libérée ! J’ai à cœur dans la prière mon époux, mes deux autres
filles et mes petits-enfants, qui ne connaissent pas encore le Sauveur. En
paix, je vis chaque journée avec le Seigneur.
Marguerite
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