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Ma
rencontre avec Dieu
Je suis issue d’une famille divorcée. Mon frère et
moi avions l’habitude de passer un week-end sur deux chez mon père. Vers
l’âge de 9 ans, la vie chez lui m’était devenue insupportable. Il était
alcoolique, et je devais assumer trop de choses pour une enfant de mon
âge. Etant devenue malade nerveusement et physiquement, j’ai décidé de ne
plus le voir. Quelques temps après, j’ai eu la joie de rencontrer le
Seigneur par l’intermédiaire de ma mère qui venait de se convertir. Il est
venu à mon secours. Par sa grâce, il a su remplir le vide qui était en
moi. Je me suis ainsi faite baptiser à l’âge de 13 ans dans une église
évangélique.
Ma
chute spirituelle
Mais trois ans plus tard, vers 16 ans, malgré mon
engagement dans la foi, j’ai commencé à fréquenter des jeunes du monde,
et de plus en plus, je délaissais Dieu jusqu’au jour où je ne suis plus
allée à l’église. Avec ce groupe de jeunes, j’avais l’impression
d’exister, d’avoir de l’importance mais je me suis rendue compte avec le
temps que c’était des illusions et je souffrais. J’avais toujours l’espoir
que les choses changeraient. Puis, me laissant toujours entraîner, J’ai
fréquenté d’autres jeunes plus âgés que moi, nous sortions souvent le
week-end et je ne rentrais pas toujours à la maison. J’aimais ces virées
jusqu’au jour où quelques uns de ces amis se sont retrouvés en prison.
Malgré cela, j’avais envie de continuer à fréquenter ce groupe car je
trouvais cette vie excitante. Elle me permettait de fuir mes souffrances
dues à la séparation de mon père. Je l’aimais toujours et je savais qu’il
était malheureux de ne plus me voir mais je ne pouvais pas faire
autrement ; c’était au delà de mes forces. Je souffrais de ce manque
d’affection mais, au lieu de me tourner vers Dieu, je préférais m’évader,
courir vers ce qui me paraissait attrayant. Après mes sorties cependant,
je sentais l’insatisfaction me gagner.
Je ne
me rendais pas compte des risques qu’il y avait à vivre cette vie là. Il
aurait pu m’arriver beaucoup de choses dans ces virées. Je sais que j’ai
risqué ma vie, mais Dieu qui lui est fidèle veillait sur moi malgré la
peine que je pouvais lui causer. Nous vivions en région parisienne puis ma
mère a été mutée en Bretagne. Cela a été très dur pour moi de tout
quitter pour recommencer de nouvelles relations ainsi qu’une nouvelle vie
dans une région campagnarde, moi qui préférais le bitume, bref… cela ne
m’a pas empêché de fréquenter encore d’autres jeunes du monde. Quelque
temps après, je me suis mise en ménage et là encore je n’étais pas
heureuse. Le comble de tout, c’est que je ne pouvais pas partir. J’étais
comme prisonnière, manipulée, je vivais dans un brouillard, enchaînée. Je
suis tombée enceinte et les choses ont empiré, ce n’était pas la vie que
j’avais rêvée. Je me retrouvais souvent seule avec mon enfant alors que
son père préférait sortir, vaquer à ses occupations sans se soucier de
nous. Si j’osais dire quelque chose, il se mettait dans une colère folle.
Il fut un moment où je pleurais tous les jours face à une indifférence
totale. Pour moi la vie n’avait plus de sens, jusqu’au jour où n’en
pouvant plus, j’ai décidé de quitter cet homme.
Mon retour à
Dieu
Le
lendemain de cette séparation, je dis à ma mère qui ne s’y attendait pas
du tout : « je viens à l’église avec toi aujourd’hui » . Il faut dire que
ma mère et d’autres frères et sœurs m’ont toujours portée dans la prière,
cette arme suprême qui m’a protégée plus d’une fois dans mes escapades
(merci maman et à tous les autres qui ont prié pour moi). Le dimanche où
je suis allée à l’église, il y a eu une parole de connaissance qui disait
« toi qui arrives du monde, tu m’as abandonné mais moi je te suis resté
fidèle. Je t’aime, à toi de faire le choix, soit de rester dans la
perdition, ou de me suivre sur le chemin de la vie éternelle. » Et là,
j’ai su que ma vie c’était Jésus, c’était comme une évidence. Je lui ai
dit pardon, que je voulais le suivre et là, chose qui est inexplicable car
il faut le vivre, je me suis sentie libérée, légère, HEUREUSE. Je me suis
rendue compte que ce que j’ai toujours cherché dans le monde et que je ne
trouvais pas, Dieu seul pouvait me l’apporter. Il faut persévérer dans la
prière et ne pas perdre courage. Merci Seigneur pour ta fidélité. Merci
pour ton amour, car tu m’as toujours aimée malgré ma vie passée. Je sais
maintenant que tu m’as pardonnée et que toutes choses sont devenues
nouvelles.
Gaëlle
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