Temoignages

Il est ma raison de vivre

Je m’appelle Marie-Josiane, je suis originaire de la Martinique où j’ai habité avec mon mari breton et ma fille, jusqu’en 2001.

TÉMOIGNAGE DE LA PRÉSENCE DE DIEU DANS LES ÉPREUVES

VERSION LONGUE

OUI, SEIGNEUR, TU ES VRAIMENT
LE DIEU DE RÉVÉLATION ET DE TOUTE CONSOLATION !

En 1989, mon mari, René Talabardon, est devenu insuffisant rénal.
À l’annonce de ce diagnostic, il a projeté de se suicider car il refusait de "dépendre d’une machine". J’ai alors crié à Dieu, que je ne connaissais pas à ce moment-là, et Il a envoyé l’une de ses filles me parler de Lui, en la personne d’une maman dont l’enfant allait à la même école que ma fille Catherine. Je me suis convertie et dans cette période où j’ai donné mon cœur à Jésus, René a renoncé au suicide et a accepté la mise en place d’une fistule pour entamer des séances de dialyse. Deux ans et trois mois plus tard, il a pu être greffé, mais son taux de phosphore était si élevé qu’il a été question de lui faire l’ablation partielle des glandes parathyroïdes. Le Seigneur a manifesté sa bonté, car l’Église a prié pour lui et son taux de phosphore a baissé durablement. De longues années ont passé, années durant lesquelles sa santé s’est stabilisée par rapport au problème rénal. Ce n’est qu’au bout de vingt ans, en 2011, que le greffon a commencé à mal fonctionner et que René a dû reprendre la dialyse.

Dès ma conversion, j’ai intercédé avec persévérance pour le salut de mon époux, assurée à 120% qu’il allait se convertir.

Vision sur le mur
Une nuit, avant qu’il ne reçoive la greffe et alors que j’étais réveillée à côté de lui qui dormait profondément, j’ai vu sa tête apparaître sur le mur, face en l’air, sans barbe, alors que je l’avais toujours connu barbu ; paisible, cette tête éclairait fortement la pièce comme un néon. Au même moment, ma fille qui dormait près de nous cette nuit-là a crié : "Maman, qu’est-ce qui arrive à papa ?" Je l’ai rassurée en disant : "Ce n’est rien, dors". Le lendemain, elle n’en avait plus aucun souvenir, mais je reste persuadée qu’elle a eu la même vision que moi.

Heureuse nouvelle
Une autre nuit, fin 2012, René me réveilla en se plaignant de violents maux de tête (on ignorait qu’il avait un hématome sous-dural suite à une chute qu’il avait faite quatre mois plus tôt). Il commença à me dicter ses dernières volontés et me remercia pour les trente-cinq années de bonheur que je lui avais données. Je lui dis alors que la meilleure chose que nous pouvions faire sur cette terre, était de demander pardon à Jésus pour nos péchés et de lui donner notre vie. Il me répondit : "Je l’ai déjà fait, un jour où j’étais très malade". Quelle heureuse nouvelle ! Dès lors, je me sentis encouragée à lui lire chaque jour le calendrier de "La Bonne semence" et à prier avec lui. Il écoutait attentivement, posait parfois des questions et à la fin de ma prière, disait "Amen".
L’hortensia
Au début de l’année 2014, j’eus un rêve. J’étais chez nous, dans la cuisine du rez-de-chaussée, et je recevais de la main de quelqu’un que je ne voyais pas, des pots, beaucoup de pots qui m’étaient donnés l’un après l’autre et dans lesquels poussaient de belles plantes bien fleuries ; mon attention fut attirée par l’une d’elles, un hortensia bleu clair qui était en moins bon état que les autres, sa tige du milieu étant un peu noircie. En le voyant, je dis : "Cette plante est destinée à René ; elle est comme elle est, on en prendra bien soin et elle deviendra une très belle plante". À mon réveil, j’ai pensé : "Je n’aime pas ce rêve. Est-ce René qui va mourir ?"

Un peu de barbe

Le samedi 8 février 2014, il fut hospitalisé pour un infarctus et sa situation s’est vite dégradée. Les médecins m’annoncèrent rapidement que sa jambe droite était gangrenée et qu’il n’était pas opérable ; ils ajoutèrent qu’il ne lui restait plus que quelques jours à vivre. J’ai informé nos familles de la terrible nouvelle et ma soeur de Nanterre est venue me soutenir. Un après-midi, alors que nous n’étions que toutes les deux au chevet de René, l’idée m’est venue de lui prélever, de son vivant, un peu de barbe à chaque coin de sa mâchoire inférieure. Et je l’ai fait.

"Tu vas mourir"
J’ai demandé à ma fille l’autorisation d’annoncer la vérité à son père. Elle m’a répondu : "Je suis d’accord car il s’en est sans doute déjà rendu compte et il verra qu’on ne le prend pas pour un imbécile". Je me suis alors approchée de René et lui ai dit : "Tu m’as toujours dit que tu veux qu’on te dise la vérité si un jour, il n’y a plus d’espoir. Les médecins ont parlé de telle et telle manière. Tu vas mourir. Mais comme tu as donné ton cœur à Jésus et que tu m’as dit que tu as pardonné à tous ceux qui t’ont fait du mal, tu iras au ciel, tu n’iras pas en enfer. Je demande à Dieu de me donner la force de lui rester fidèle jusqu’au bout afin que quand Jésus reviendra, j’aille aussi au ciel avec toi. Tu as été un bon mari. Certes, tu étais coléreux, mais fidèle. Tu ne m’as jamais trompée. Le jour où je t’ai dit que je t’aimais, tu m’as demandé si ce n’était pas une passade. Tu as vu que ça n’en était pas une. Tu m’as appris à pêcher. Quand j’irai à la pêche, je penserai à toi". Puis j’ai prié pour lui. Il ne parlait plus, mais me regardait.

Aussitôt après, notre fille l’a appelé d’Angleterre : "Papa, je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu as été un bon papa. Je suis fière de t’avoir pour père. Je ferai tout mon possible pour que tout le reste de ma vie, tu sois fier de moi". Elle lui a fait entendre un bisou puis lui a dit : "Papa, tu peux partir en paix". Et, oh surprise, lui qui ne parlait plus, a répondu très audiblement : "Oui". Je me suis alors adressée à ma fille : "Catherine, tu as entendu ?" "Oui, il a dit "Oui" a-t-elle répondu. J’étais heureuse de réaliser que ce seul et dernier mot qu’il avait eu la force de prononcer, était non pour moi mais pour notre fille. Le soir, notre pasteur est venu le visiter, a prié pour lui, lui a imposé les mains. René était conscient, le suivait du regard, ne parlait plus.

Nuit du 1er au 2 mars 2014
Ce même soir, à la maison, ma sœur et moi avons chanté un cantique, le même qu’elle lui avait chanté à son chevet : "De Canaan, quand verrons-nous le céleste rivage ?"
Nous avons prié puis nous nous sommes apprêtées à dormir, mais à peine venions-nous d’éteindre la lampe de chevet que l’hôpital a téléphoné pour nous informer de la mort de René.
Dieu n’avait pas permis que je sois seule dans ce moment si douloureux. Dans l’heure qui suivit, le téléphone sonna. C’était Laurence, une sœur en Christ de la Martinique qui ne m’avait pas appelée depuis plus d’un an. Elle me demandait de l’excuser de m’appeler à cette heure. Je lui ai tout de suite appris le décès de René et sa réponse fut : "Le Seigneur m’a dit : "Appelle Josiane et ne me dis pas qu’il est trop tard". J’ai dit au Seigneur : "Qu’est-ce qui se passe ? Elle a un problème ?"… Je t’appelle donc".

Les pots de la fleuriste
Une fois le décès publié, la fleuriste du quartier est venue me livrer, les unes après les autres, de nombreuses compositions florales ainsi que des pots dans lesquels poussaient des plantes bien fleuries. Cela me reportait deux mois en arrière. Je les recevais comme dans mon rêve du début de l’année et disais : "Voilà, voilà ce dont j’ai rêvé" ! Mais il n’y avait pas d’hortensia ! Le Seigneur, je pense, s’est servi d’un élément de la culture de mon pays pour que je comprenne : en Martinique, l’hortensia est la fleur des morts alors qu’en France, ce sont les chrysanthèmes.

Le flash
Le 5 mars, jour de l’inhumation, une sœur en Christ de l’assemblée m’a dit : "Samedi, j’ai eu un flash ; j’ai rêvé que tu as caressé le visage de René, puis tu lui as coupé un peu de barbe ici et un peu de barbe là" : elle me montrait avec l’index, l’emplacement exact des prélèvements de barbe effectués à chaque coin de sa mâchoire inférieure. Je lui répondis : "C’est exactement ce qui s’est passé samedi, mais il n’y avait que ma sœur en ma présence quand je l’ai fait. Dieu veut par là nous montrer qu’il est Celui qui voit tout, entend tout, sait tout et qu’il peut révéler ce qu’il veut, quand il veut, à qui il veut". J’ai quitté le cimetière, encouragée par cette révélation.

Dernière fois
Je suis ensuite partie quelques jours avec la soeur Anne-Marie B. à Blois, dans son mobil-home. En chemin, nous nous sommes arrêtées dans un supermarché et là, j’ai laissé s’exprimer ma souffrance et n’ai pas retenu le trop plein de larmes que je retenais depuis le matin. Je m’en étais ouverte à mon amie qui m’avait dit : "Finis avec ça !" Alors, dans cette grande surface, j’ai pleuré, beaucoup pleuré la mort de mon bien-aimé époux, mais cela a été la dernière fois, car en moins d’un mois, Dieu a enlevé toute douleur de mon cœur.

"J’ai rêvé de toi"
J’ai ensuite répondu à l’invitation de Marie-Paule P. qui me proposait de venir passer deux jours chez elle avant de partir ensemble à Annecy. Je me suis donc arrêtée à la gare de Nogent sur Vernisson où nous avions rendez-vous. Elle était venue me chercher en voiture, accompagnée d’une sœur en Christ nommée Sophia, que je ne connaissais pas. À notre arrivée chez Marie-Paule, Sophia me dit : "As-tu remarqué que je n’ai pas arrêté de te regarder ?" "Non, je ne l’ai pas remarqué" lui ai-je répondu.
Elle poursuivit : "J’ai rêvé de toi, avant la mort de mon mari qui est décédé le 7 janvier 2014. Tu étais habillée exactement comme tu l’es en ce moment. Tous les éléments de ta tenue sont devant moi, pareils que dans le rêve. Même le béret, l’écharpe, le sac à main, absolument tout ! J’ai vu ton mari (qu’elle n’a pourtant jamais connu) et mon mari dans une grande lumière blanche intense. Ils étaient très beaux et en paix. J’ai mal agi, pour ma part, car à mon mari qui s’appelait Jean-Claude, j’ai crié : "Coco, reviens !" et comme il ne revenait pas, j’ai voulu aller le chercher, mais j’étais dans l’impossibilité de franchir la zone où il se trouvait". L’étonnement de Sophia était grand de me voir près d’elle. De son portable, elle appela une personne : "… La dame dont j’ai rêvé, est là, devant moi, en ce moment !"
Marie-Paule nous a emmenées à Annecy, nous les deux veuves, et là, j’ai montré à Sophia une photo de René. "C’est bien lui, me dit-elle, sauf que dans le rêve, il était sans barbe et un peu plus gros, mais tout le haut du visage, c’est bien lui !" Cette révélation me remplit de joie, car elle était la confirmation que René est sauvé et elle me rappelait aussi la vision reçue des années plus tôt : sur le mur, la tête de René, sans barbe, éclairant intensément la pièce.

Il est à noter que, contrairement aux autres éléments de ma tenue, j’avais acheté le béret, après la mort de René … Le Seigneur savait avant janvier 2014 que j’allais l’acheter et le porter en mars 2014.

Prière pour la consolation
De retour à Saint-Brieuc, la sœur Peggy m’a dit : "Un samedi, le Seigneur m’a réveillée et m’a dit : "Prie pour la consolation de Josiane". Et elle a ajouté : "Des fois, quand le Seigneur me réveille pour prier pour quelqu’un, il m’arrive de me rendormir sans prier. Mais là, je me suis levée, j’ai prié pour ta consolation. Par la suite, j’ai appris que ton mari est effectivement mort ce samedi-là". Comme notre Dieu est compatissant ! 1 Corinthiens 10/13, nous dit qu’avec l’épreuve, il prévoit le moyen de nous en sortir.

La paix sur son visage
La soeur Marylène m’a également dit : "Je suis allée apporter la composition florale de l’église à la morgue, près de ton mari. Au départ, j’avais peur, mais quand je l’ai vu, il y avait une telle paix sur son visage que je me suis sentie tout de suite à l’aise comme si je l’avais toujours connu".

REMERCIEMENTS
Je veux remercier ma belle-sœur Élise qui m’a offert en juin 2014, un billet pour passer un mois à la Martinique, mon beau pays que je n’avais pas revu depuis treize ans. Je veux aussi remercier la sœur Danièle qui est restée chez moi tout ce mois de juin, et remercier encore tous les frères et sœurs qui m’ont témoigné de leur sympathie. C’est vrai, elle est belle la famille de Dieu !

J’ai beaucoup prié pour la guérison physique de mon époux, mais le Seigneur avait un autre plan. Je remercie le Seigneur Jésus-Christ pour tous ses bienfaits.

À Dieu, le défenseur de la veuve et de l’orphelin, j’ai fait le vœu de rester véritablement veuve et de me consacrer à Lui. Que mon Bien-Aimé Seigneur Jésus me trouve sans tache et irrépréhensible dans la paix, intercédant fidèlement pour le salut des âmes en attendant son glorieux retour (2 Pierre 3/14). C’est là mon objectif.

"Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jean 17/3).

À Dieu soit toute la gloire !

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