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Discours du pasteur
Jean Guyot lors de l’inauguration de la nouvelle salle évangélique, 11 rue
Félix le Dantec ( le 11 novembre 1999)
C’était l’époque
du missionnaire Scott, pionnier des œuvres ADD en France avec des missions
de salut et guérison. Son prospectus : « Jésus sauve, Jésus guérit, Marc
16 imposition des mains aux malades » J’étais membre de l’assemblée de
Rennes dont le pasteur était M. Le Cossec. Il avait dans son bureau une
grande carte de la Bretagne, des flèches partaient de Rennes vers les
villes principales : Brest, St Malo, Lorient, Pontivy, Vannes… C’était sa
vision pour l’évangélisation de la Bretagne. C’est dans ce contexte de
travail et de foi que je suis venu à Saint-Brieuc exercer le ministère de
pasteur. La première mission de Salut et Guérison eut lieu à Saint-Brieuc
le mois de janvier 1958 « Maison du peuple, rue Vicairie . Une sœur de
rennes, Mme Rault nous prêta l’argent pour l’avance du loyer. L’assemblée
de Rennes paya les prospectus et celle de Brest nous aida à la
distribution. Ce jour là, en rentrant vers Best la voiture glissa sur le
verglas et notre frère R. Albert, stagiaire à Brest fut blessé à la tête.
L’opposition des ténèbres se manifestait contre l’œuvre de Dieu. Nous
faisions les réunions dans notre appartement, rue Saint Guillaume. Une
sœur de Rennes, secrétaire de Mairie à St Aaron, pas très loin de
Saint-Brieuc venait au culte, c’était Mme Theze. A cette première mission
nous avons vu la guérison de deux femmes : Mme Guillot, de douleurs dû à
une pleurésie et Mme Bicrel, de calculs à la vésicule biliaire ( elle prit
ensuite le baptême). C’était des temps difficiles, le terrain était dur !
Nous survivions, quelques paniers de victuailles à notre porte, un colis
de noix de la part d’un oncle… Malgré tout, le Seigneur nous encourageait,
voici pour l’exemple, l’obtention de mon permis de conduire : Ayant prié
pour la petite fille du moniteur d’auto école, celle-ci fut alors guérie.
Plus tard, le jour de l’examen, l’inspecteur me demanda, s’il était
possible de prendre un rendez-vous afin de prier pour sa femme malade.
J’acceptais avec surprise, ignorant bien sur, que le moniteur avait parlé
de moi et qui plus ait, allait me donner le petit papier rose. C’est ainsi
que Dieu dirigea les circonstances pour avoir mon permis de conduire avec
peu de leçon ! Le logement où nous étions était vétuste et devait être
démoli. Nous sommes allés à Pontivy, c’était en 1959. Les réunions à
Saint-Brieuc étaient irrégulières, selon la disponibilité des salles
publiques. Nous faisions des missions sous tente. Une femme, Mme Le Bars
donna son cœur à Jésus et fut baptisée. C’est alors que l’aide de la
fondation Osborn s’arrêta. Nous sommes revenus à Saint-Brieuc au mois de
Décembre 1960, c’était une deuxième étape pour l’œuvre de Dieu dans cette
ville. J’avais trouvé un travail chez un constructeur de caravanes. Le
seigneur malgré les difficultés était là, nous avons vu sa main par la
guérison de Mme Poualve, atteinte d’un cancer et dans un état désespéré.
Après cette guérison toute la famille fut gagnée : M et Mme Poualve, M et
Mme Bouesnard et leurs filles. Nous faisions les réunions dans les salles
de la ville, caserne des Urslines, salle de Robien . Ce qui résume toute
cette période et ce chemin difficile, ce fut l’adresse de notre lieu
d’habitation à Cesson près de Saint-Brieuc : « Le chemin du calvaire ». La
période la plus dure fut lorsque nous étions à la Caquinerie, juste
derrière l’abattoir, près de la tannerie. Imaginez les odeurs ! C’est
alors que nous fûmes demandés pour Lorient, au mois d’août 1962. L’œuvre
de Saint-Brieuc était toute petite, j’étais obligé de travailler pour
subvenir aux besoins. Brest s’occupa alors des réunions durant un temps.
C’est à cette période que l’on trouva la petite salle rue de la fontaine
(un petit garage en location) . Un de mes frères, Claude, venu de Rennes
était sur place comme ancien et faisait les réunions. Je venais tous les
jeudis et souvent nous faisions les réunions avec les deux églises,
Saint-Brieuc et Lorient. L’œuvre se mit alors à grandir. Ce départ
significatif et ce nouvel élan important pour une petite ouvre, je le
place à l’issu d’une mission avec le frère M. Gatoux, ancien prêtre
converti, baptisé d’eau et du Saint-Esprit. La salle rue de la Fontaine
était pleine ! Nous avons vu venir les familles Le Cam, Fromantin, Derrien,
celles-ci s’ajoutaient aux familles Bouesnards, Tanguerel et d’autres que
j’oublie. C’est alors que nous changions de salle, pour aller rue Brizeux,
mais ce local devient rapidement trop petit, ce qui nous obligea de
changer de salle. Ce fut un achat avec l’aide de la fédération « Mission
intérieure ». Les frères Gilbert Ringenbacs et Moise Harou venaient
régulièrement chaque année pour des missions « salut et guérison ». Mon
frère Claude fut reconnu pasteur, et je lui laissais progressivement la
responsabilité de l’ouvre. Après son départ le pasteur Guy Collette, puis
M. Ernades, présidèrent l’ouvre de Saint-Brieuc, aujourd’hui c’est notre
frère Marc antoine (Le pasteur Marc Antoine exerce désormais son
ministère dans l’assemblée de Brest, et c’est Daniel Bodolec qui assure
maintenant la présidence de l’église de Saint-Brieuc).
Je bénis Dieu pour cette belle œuvre qui a grandit, ses magnifiques locaux
après 41 ans depuis la première mission ! A lui la gloire !
Discours du pasteur
Jean Guyot lors de l’inauguration de la nouvelle salle évangélique, 11 rue
Félix le Dantec ; le 11 novembre 1999
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