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William BOOTH,
fondateur de l’Armée du Salut un jour déclaré : « Il nous faut un cœur
plus compatissant, plus affectueux. Il nous faut une religion plus
palpitante de sympathie humaine. La froideur et la dureté de cœur de bon
nombre de soi-disant chrétiens a été un plus grand obstacle que tous les
antagonismes coalisés. Si nous voulons conquérir le monde pour Dieu, il
nous faut mettre dans notre religion quelque chose de plus tendre, de plus
humain, de plus semblable à ce qu’était le Christ. Il nous faut plus de
cœur .» Il y a là matière à la méditation pour chacun de nous ! Savez-vous
que les marques d’encouragement authentiques et efficaces sont plus rares
que nous ne le pensons. Quelqu’un a dit : « L’encouragement est loin de se
limiter à un compliment ou à une tape sur l’épaule, c’est une attitude de
vie destinée à aider l’autre à progresser dans sa vie chrétienne, même
dans les moments difficiles. » Ne devons-nous pas chercher à être des
« encourageurs » pour favoriser la guérison intérieure de notre prochain
ainsi que son épanouissement dans la foi ? Avez-vous remarqué qu’il y a
des murs partout dans notre monde, pour ne pas dire des murailles : c’est
le mur du mépris, celui du jugement hâtif et superficiel, celui de la
supériorité, de l’indifférence et de l’ingratitude, celui du mutisme, de
la rancune et de l’absence de pardon etc… Un poète serbe a écrit : « De
tout ce que l’homme bâtit et réalise, rien n’est meilleur et n’a plus de
valeur que les ponts. » « L’encourageur » de l’Evangile, c’est celui qui
renversera tous les murs destructeurs, et avec les pierres, il construira
des ponts. Cherchons-nous à posséder une langue de disciple pour savoir
soutenir par la parole celui qui est abattu ? (Esaïe 50/4).
Lecture : Esaïe
50/4
Daniel BODOLEC
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