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Joint, tu ne m’auras pas !
Tes cours du matin
sont terminés, les étudiants doivent attendre quelques temps avant de
pouvoir se restaurer au self du lycée. A ce moment, tu aperçois deux
gars et une fille de ta classe en train de fumer... |
Tu
remarques qu’ils se passent régulièrement la seule cigarette qu’ils
consomment entre eux trois. Pas de doute, c’est un joint qu’ils fument.
D’ailleurs, qui ne fume pas du shit dans ton lycée ? Même que tu as été
souvent sollicité pour le faire aussi. Un docteur écrit : « La drogue est
tellement omniprésente dans notre culture que les élèves partent du
principe que tout le monde en prend, et que s’ils n’en consomment pas
eux-mêmes, ils sont marginaux. »
Un maître insatiable
Du
haschisch au crack, du cannabis à l’extasie jusqu’à la morphine, la drogue
harponne les jeunes pour les mettre sous son pouvoir destructeur. Quel
drame quand un adolescent déclare : « C’est à 15 ans que j’ai fumé mon
premier pétard pour faire comme les copains, aujourd’hui, je me shoote et
je suis fichu ». Que dire de ce jeune de 23 ans : « Mon premier joint m’a
été donné dans la cour même de mon école ; devenu depuis un héroïnomane,
j’en suis à ma huitième cure de désintoxication. » Malheureusement, ils
ne se comptent plus les jeunes dont la vie s’est brisée à mesure que leur
dépendance de la drogue augmentait. Sans parler des « litres » de larmes
versés par les parents désabusés face à ce tyran qui, sans vergogne, a
volé la vie de leurs enfants.
Les citernes crevassées
« Quand
je plane, explique un adolescent, c’est comme si le bahut, mes boutons et
mes soucis avaient tous disparu. Il n’y a plus que moi, et personne ne
m’embête. » En fait, c’est une manière de dire : « Moi, je suis incapable
de faire face à la réalité de la vie. Elle m’apparaît trop dure et trop
exigeante. Tout m’angoisse et rien ne me satisfait. Alors, ma solution est
de prendre la fuite dans un monde imaginaire que je vais me créer
artificiellement à travers la drogue .» Ce besoin d’évasion ne trahit-il
pas un vide profond dans le cœur ?
Parce
qu'ils ne connaissent pas la source d'eau vive en la personne de Jésus,
bien des jeunes vont à la citerne crevassée qui ne retient pas l'eau
(Jérémie 2/13) parce qu'elle leur permet d'oublier leurs problèmes, mais
ceux-ci continuent à s'amplifier pendant ce temps. Celui qui goûte combien
le Seigneur est bon perd son désir de fuite dans la drogue, la paix de
Dieu comble son âme.
Les rêves perdus
Les
pensées « space » sous l’effet de la drogue, ça ne dure qu’un temps !
Progressivement, le jeune entre dans la spirale infernale de la
dépendance. Il n’en a jamais assez. Désormais, les moindres contrariétés
de la vie le poussent inexorablement à s’y réfugier. Ses relations avec le
monde des adultes se détériorent de plus en plus. Il devient très égoïste,
nonchalant, paresseux, parfois violent et paranoïaque. Il se sent de plus
en plus faible et vulnérable et devient la proie facile des puissances de
ténèbres dont le but est de le pousser à l’autodestruction. Le rêve se
transforme, en un temps plus ou moins long, en cauchemar. Non ! Ton corps
n’est pas une poubelle à intoxication chimique. Quelle soit douce ou
dure, légale ou illégale, la drogue est un très mauvais maître qui conduit
à l’hédonisme, à la dépersonnalisation, à la dépression et au suicide.
Joint, tu ne m’auras pas !
Tu n’as
vraiment pas à avoir des complexes quand tu refuses de fumer un joint. Si
c’est pour certains jeunes de ta classe le moyen « d’épater la galerie »,
c’est bien triste pour eux. « Le juste a de l’assurance comme un jeune
lion » (Proverbe 28/1). Tu as le droit d’avoir tes convictions, et même si
elles ne t’attirent pas l’approbation générale, qu’importe ! Ca te fait
souffrir d’être pendant un temps quelque peu marginalisé, mais persévère
dans les bonnes choses que tu as apprises. « Fuis les passions de la
jeunesse, et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui
invoquent le Seigneur d’un cœur pur » 2 Timothée 2/22. L’avenir révèlera
qui a pris les bonnes décisions.
Daniel Bodolec
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